Plainte contre le SCFP déposée auprès de la Commission du travail et de l’emploi

Le gouvernement provincial a déposé une plainte, aujourd’hui, auprès de la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick, alléguant que la section locale 1190 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) se livre à des pratiques de travail déloyales et à une négociation de mauvaise foi.

« Nous avons reçu des preuves établissant que la section locale 1190 du SCFP a installé, dans les lieux de travail, des affiches qui représentent faussement l’offre du gouvernement provincial afin d’encourager ses membres à voter en faveur d’une grève », a affirmé le premier ministre, Blaine Higgs. « C’est très décevant, et cela semble indiquer que le SCFP est plus intéressé à déclencher une grève qu’à faire des efforts raisonnables et de bonne foi pour conclure une convention collective. »

Une affiche du syndicat invite ses membres à voter « oui » en faveur de la grève s’ils jugent que les employés occasionnels méritent de recevoir plus de 80 pour cent du taux d’emploi et qu’une augmentation salariale de zéro pour cent pour les six premiers mois et 0,5 pour cent tous les six mois par la suite est insuffisante.

M. Higgs a indiqué que les deux déclarations du syndicat au sujet de l’offre du gouvernement provincial sont fausses. L’offre du gouvernement comprend une augmentation du salaire des employés occasionnels ayant moins de six mois consécutifs de service qui passerait de 80 pour cent à 100 pour cent du taux régulier. L’offre comprend aussi des augmentations salariales, à compter du premier jour d’une convention collective – et non six mois plus tard – de 0,625 pour cent tous les six mois au lieu de 0,5 pour cent, durant les quatre premières années; et des augmentations salariales de un pour cent tous les six mois durant les deux dernières années du contrat d’une durée de six ans.

La section locale 1190 du SCFP représente plus de 1 500 travailleurs, y compris des personnes de métier, des travailleurs des opérations, des réparateurs d’entretien et d’autres employés qui travaillent surtout au ministère des Transports et de l’Infrastructure, au ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture, et à Service Nouveau-Brunswick.

Source: Bureau du Conseil exécutif