Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a violé la loi sur les conflits d’intérêts.

Dans le fameux dossier SNC Lavalin, le premier ministre Justin Trudeau aurait exercé des pressions sur l’ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, selon le rapport du commissaire à l’éthique Mario Dion qui a été publié aujourd’hui.

Mario Dion, commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique, dans son rapport : (M. Trudeau s’est prévalu de sa position d’autorité sur Mme Wilson-Raybould pour tenter d’influencer sa décision concernant l’infirmation de la décision de la directrice des poursuites pénales, laquelle avait conclu qu’elle n’inviterait pas SNC-Lavalin à entamer des négociations en vue de conclure un accord de réparation.)

Autre chose que monsieur Dion reproche au gouvernement libéral de Justin Trudeau, lui avoir nui au cours de son enquête. Neuf témoins l’ont approché pour lui faire part d’informations importantes au dossier, mais n’étaient pas légalement autorisés à lui en faire part.

Les chefs conservateurs et néo-démocrates ont pour leur part réagi rapidement sur les réseaux sociaux.

La Loi sur les conflits d’intérêts ne prévoit pas l’imposition de sanctions découlant d’une enquête du commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique. Tout rapport d’enquête du commissaire est remis au premier ministre. C’est lui qui doit décider de la suite des choses.

L’hiver dernier, l’ancienne ministre de la Justice et des Anciens Combattants Jody Wilson-Raybould, avait quitté ses fonctions après avoir subi des pressions de la part de Justin Trudeau et de son équipe.

Le cabinet du premier ministre voulait que Mme Wilson-Raybould tente de convaincre le Service des poursuites pénales du Canada (SPPC) de conclure un accord de poursuite suspendue pour éviter un coûteux procès à SNC-Lavalin, ce qu’elle a refusé à plusieurs reprises.