Le niveau de personnel ambulancier ne s’est pas amélioré au N.-B. selon le SCFP

Suite à plusieurs situations dénoncées par le personnel ambulancier de la province et la population générale, le Syndicat Canadien de la Fonction Publique (SCFP) sort un communiqué de presse qui démontre, selon lui, un problème au niveau du nombre d’ambulancier(ère)s sur les routes et des conditions pour les employé(e)s actuel(le)s.

Fredericton – Les sections locales 1252 et 4848 du SCFP sont très préoccupées par le manque de personnel disponible pour couvrir les ambulances et la répartition au Nouveau-Brunswick. Bien que le gouvernement et Services de santé Médavie NB soient conscients de ce problème depuis des années, ils n’ont toujours pas réussi à augmenter leurs effectifs.

La semaine dernière, Médavie a instauré le paiement double des heures supplémentaires pour certains employés afin de combler des postes. « Cela aide à court terme, mais ne fait pas grand-chose pour la dotation du personnel à moyen et à long terme », dit Greg McConaghy, président de la section locale 4848.

« Les ambulanciers paramédicaux et les répartiteurs travaillent de 300 à 400 heures de plus par année que ce qu’exige leur emploi à temps plein. Ceci mène à l’épuisement professionnel et augmente le niveau de stress pour les employés » ajoute McConaghy.

Depuis plus de 3 ans, le SCFP demande au gouvernement et à Médavie de leur fournir le coût réel des heures supplémentaires. « L’employeur n’a pu nous fournir qu’une estimation d’environ 6,5 millions de dollars par année », dit Norma Robinson, président de la section locale 1252. « Il s’agit de l’équivalent de 135 postes à temps plein à un salaire moyen de 48 000 $ par année », ajoute-t-elle.

Les deux sections locales s’entendent pour dire que Médavie a besoin d’une stratégie de recrutement et de rétention du service au complet.

« Au lieu de modifier la rémunération des heures supplémentaires, réaffectons cet argent existant en rajustements des salaires réels pour les répartiteurs et les ambulanciers paramédicaux », a déclaré Mme Robinson. « Cela aiderait à régler les problèmes continus de recrutement et de rétentions à long terme et à réduire le nombre d’heures de maladie et d’accidents au travail « , conclu M. McConaghy