L’Association médicale canadienne demande une réforme du système de santé en 2023

L’Association médicale canadienne (AMC) prévoit de commencer 2023 en continuant à presser les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de collaborer afin de régler la crise des systèmes de santé.

Alors que les gouvernements débattent de la façon de financer les 13 systèmes de santé du Canada, les patients et les patientes continuent à souffrir. Près de cinq millions de personnes n’ont pas de fournisseur de soins primaires. Les services d’urgence ferment régulièrement en raison de pénuries de personnel. Des centaines de milliers de patients attendent une chirurgie et les retards de services perdurent. Les médecins et les autres travailleurs de la santé continuent à faire des heures supplémentaires alors qu’ils tentent de fournir des soins à ceux et celles qui en ont le plus besoin, ce qui aggrave les cas d’épuisement professionnel existants.

Il ne fait aucun doute que les systèmes de santé provinciaux et territoriaux ont besoin d’un financement ciblé pour soutenir la demande croissante et la population vieillissante. En plus de ces investissements stratégiques plus que nécessaires, il est primordial de repenser notre façon de prodiguer les soins, aujourd’hui et à l’avenir, afin de relever les nombreux défis auxquels nos systèmes de santé sont confrontés. L’AMC continue à presser les gouvernements de collaborer au-delà du cloisonnement des diverses autorités compétentes pour s’attaquer aux causes profondes de la crise.

L’AMC recommande diverses mesures pour stabiliser et rebâtir les systèmes de santé, notamment :

  • augmenter le Transfert canadien en matière de santé afin de mieux soutenir les systèmes de santé provinciaux et territoriaux;
  • créer un modèle de permis d’exercice pancanadien pour permettre la mobilité des professionnels médicaux;
  • augmenter les soins primaires collaboratifs pour fournir des soins intégrés aux patients;
  • élaborer une stratégie nationale en matière de ressources humaines de la santé pour planifier le recrutement et le maintien en poste des effectifs de la santé.

Nous sommes encouragés de voir que certaines provinces et certains territoires prennent des mesures tangibles pour abolir les obstacles à la mobilité de travailleurs de la santé et faciliter l’octroi de permis d’exercice aux professionnels formés à l’étranger. De tels efforts doivent être considérablement accrus si nous voulons faire une réelle différence dans la façon dont les soins sont prodigués.

C’est aux représentants élus fédéraux, provinciaux et territoriaux d’entendre les appels à l’action répétés des patients et des fournisseurs de soins. L’AMC reste un partenaire prêt et déterminé à aider à stabiliser et à rebâtir nos systèmes de santé.

Source: Association médicale canadienne