La SANB dénonce l’assermentation d’une lieutenante-gouverneure unilingue

Petit-Rocher, le 11 septembre 2019 – Le dimanche 8 septembre 2019, Madame Brenda Murphy a été assermentée à titre de 32elieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick à Grand Bay-Westfield.

Tout d’abord, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick tient à préciser qu’elle ne remet aucunement en question l’important apport de Madame Murphy à diverses causes reliées, entre autres, à l’égalité des genres et à l’élimination de la pauvreté. Par contre, l’organisme dénonce le processus de nomination ayant mené à l’assermentation d’une lieutenante-gouverneure unilingue dans la seule province officiellement bilingue du Canada.

À la lumière de la Loi reconnaissant l’égalité des deux communautés de langues officielles au Nouveau-Brunswick, c’est une aberration que l’incarnation de la Couronne sur le territoire du Nouveau-Brunswick ne soit pas en mesure d’exercer ses fonctions dans les deux langues officielles de la province. D’ailleurs, l’organisme est d’avis que l’unilinguisme de la lieutenante-gouverneure rendra très difficile l’exercice de ses fonctions, pour lesquelles une compréhension des deux langues officielles est essentielle.

C’est pour cette raison que la SANB appuie fortement la FCFA du Canada, qui, dans sa proposition de projet de Loi sur les langues officielles modernisée, revendique une obligation de connaissance des deux langues officielles pour les sous-ministres, les administrateurs généraux des institutions fédérales, le personnel diplomatique du Canada et les lieutenants-gouverneurs des provinces. 

« Le cas de l’assermentation d’une lieutenante-gouverneure unilingue au Nouveau-Brunswick, surtout en ce 50eanniversaire de la Loi sur les langues officielles, souligne le criant besoin de passer vers une réelle modernisation de la Loi», souligne Robert Melanson, président de la SANB. « En plus de militer pour la modernisation de la Loi, la SANB a également déposé une plainte officielle au Commissariat aux langues officielles sur ce dossier. Pour la suite, nous continuerons à analyser l’ensemble des outils à notre disposition pour assurer qu’une telle situation ne se reproduise à l’avenir », a conclu le président Melanson.